Traitement du paludisme

Le paludisme est une maladie causée par des parasites du genre Plasmodium, transmise d’un être humain à un autre par les anophèles femelles infectées. Il sévit tout particulièrement sur le continent africain, en Amérique du Sud ainsi qu’en Asie du Sud-Est. Aussi, une vigilance particulière est-elle recommandée aux voyageurs se rendant dans ces zones à risques.

Il est possible d’en guérir s’il est traité à temps, mais des formes graves peuvent être développées en l’absence de prise en charge rapide. La maladie est mortelle dans certains cas. Le traitement est variable en fonction du type de plasmodium responsable de l’infection.

La médecine offre un accès à la prévention du paludisme, qu’il est important de respecter pour limiter la menace d’en être atteint.

Les traitements préventifs du paludisme

Prévention médicamenteuse

Il n’existe actuellement aucune forme de prévention efficace à 100%. Néanmoins, un vaccin a été développé et la prise de comprimés adaptés est possible afin de se prémunir au mieux. La combinaison atovaquone/proguanil est la plus connue.

La chimioprophylaxie, c’est-à-dire la prévention à travers l’administration d’agents anti-infectieux, antiviraux, antiparasitaires ou antibiotiques, est vivement conseillée et implique l’établissement d’une ordonnance médicale.

En effet, différents critères sont pris en compte dans le choix de la chimioprophylaxie prescrite : lieu précis de destination et donc type de plasmodium présent sur place, projets durant le déplacement en zone à risques (le voyageur reste-t-il à l’hôtel ? Se déplace-t-il en pleine nature, en altitude, en zone humide…?), poids, durée du séjour, etc.

Ces éléments permettront au praticien de définir la molécule antipaludique la plus adaptée à chaque cas. Il est nécessaire d’être régulier dans la prise de son traitement, sous peine de fortement diminuer l’efficacité de la prévention.

Vaccin préventif

Depuis 2018, un vaccin est proposé aux personnes se rendant dans des zones endémiques palustres et a été déployé dans différents pays d’Afrique. Ce vaccin, le RTS,S est conseillé par l’OMS depuis 2021. Bien qu’il ne cible que le genre plasmodium falciparum, son inoculation a démontré ses effets sur la réduction du risque de développement de formes graves du paludisme, en complément des autres mesures de prévention habituellement requises.

Les traitements curatifs

Vidéo explicative de l’Inserm sur le paludisme.

Le traitement curatif du paludisme sera défini en fonction du plasmodium responsable de la maladie. Si le patient est infecté par plasmodium vivax, plasmodium malariae ou encore plasmodium ovale, la guérison passera par un traitement à base de chloroquine.

Dans le cas d’un paludisme transmis par plasmodium falciparum, deux protocoles distincts seront mis en place, selon la présence ou non de signes de gravité :

  • en l’absence de signes de gravité : que la maladie nécessite une hospitalisation ou non, la première intention sera la prescription d’artémether-luméfantrine. En seconde intention (si le patient n’a pas déjà reçu de soins destinés à soigner la pathologie) vient la combinaison atovaquone-proguanil.
  • en présence de signes de gravité : une hospitalisation en réanimation est bien souvent mise en place. Les soins médicamenteux se feront à travers la prise d’artésunate IV, obtenu à partir de l’artemisia annua, plante également utilisée en infusion dans de nombreux pays.

Un contrôle de la parasitémie peut avoir lieu dans les premiers jours suivant le début du traitement. Dans tous les cas, une surveillance accrue du patient sera mise en place afin de s’assurer de l’absence d’une évolution défavorable du paludisme.

Il est important de préciser que plasmodium falciparum commence à développer une résistance aux médicaments, toutes molécules confondues. La prévention du paludisme passe également par la prise de précautions de base, comme l’utilisation de moustiquaires, de sprays ou encore le port de tenues amples, qui accentuent la difficulté à piquer pour le moustique.