Comment savoir si j’ai le paludisme ?

Le paludisme est bien souvent une source de préoccupation importante pour quiconque séjourne dans une zone à risque, aussi bien de manière durable que temporaire. Divers traitements préventifs sont requis dans un tel contexte. Il est cependant indispensable de se poser certaines questions avant de considérer que l’on a été infecté. Ai-je été en contact prolongé avec une personne infectée et y a-t-il des risques que le même moustique nous ait tous les deux piqués ? Suis-je en train de présenter des symptômes évocateurs du paludisme ? Le plasmodium sévit-il dans la région dans laquelle je me trouve ? Nous vous proposons ici un zoom sur les symptômes de la maladie. Notez bien qu’au moindre doute, une consultation médicale s’impose.

Les symptômes du paludisme

Ils peuvent apparaître à partir du dixième jour suivant la piqûre, mais certains individus mettront plusieurs années avant de présenter un quelconque trouble. Les manifestations du paludisme se divisent en 3 phases successives :

  • l’apparition de douleurs musculaires de type courbatures, de douleurs gastro-intestinales et un état de fébrilité, parfois accompagnés de toux et de diarrhées,
  • un état fiévreux croissant et une déshydratation du sujet,
  • une baisse de la fièvre accompagnée d’une sudation importante, associées à un état apathique.

Quelques jours de traitement suffisent à guérir lorsque le paludisme est pris en charge rapidement. Si tel n’est pas le cas, et en l’absence d’une forme grave de la maladie, un individu infecté peut potentiellement passer par des cycles de crises de paludisme, indiquées par les phases citées ci-dessus. C’est notamment le type de parasite responsable de la pathologie qui va définir le rythme de ces cycles.

La fièvre est un des symptômes qui doit vous alarmer au retour d’une zone à risque

En outre, une immunité naturelle se développe chez les personnes résidant en zone à risque depuis de nombreuses années ou nées sur place. Bien souvent, en cas de crise, ces derniers atténuent les effets de la malaria grâce à des infusions d’artemisia annua, une variété d’armoise. On observe également des individus porteurs asymptomatiques.


Par ailleurs, il est important de préciser qu’il n’existe pas de symptôme spécifique au paludisme. Aussi, des tests doivent être réalisés au sein d’une structure médicale dès les premières manifestations inquiétantes.

Les manifestations de la malaria sont-elles plus dangereuses chez certains individus ?

Les enfants en bas âge présentent un système immunitaire moins développé que les adultes. Par conséquent, les risques d’apparition d’une forme grave du paludisme sont plus élevés, c’est pourquoi il convient de prendre autant de précautions, si ce n’est plus, que pour un adulte. De plus, les sujets immunodéprimés sont également confrontés à un risque accru de paludisme virulent, voire mortel.


Enfin, les femmes enceintes doivent faire l’objet d’une surveillance particulière si elles présentent des symptômes évocateurs de la malaria. En effet, celle-ci peut se transmettre au fœtus par voie placentaire et augmente les risques de fausse couche. Les zones dans lesquelles Plasmodium montre une résistance aux traitements antipaludiques doivent être évitées, mais si le voyage par exemple ne peut être différé, la combinaison des molécules atovaquone-proguanil ou encore la méfloquine sont requises. Toutefois, on ne peut exclure un total risque de toxicité pour le fœtus.


Étant donné les risques qui peuvent être sérieux pour certains types de personnes, l’une des meilleures solutions pour éviter la contamination est en premier lieu de se protéger des piqûres de moustiques. Plusieurs options vous permettent d’éviter dans une certaine mesure que les anophèles n’envahissent votre espace vital, et il semble important de mentionner les différents produits corporels qui permettent d’éloigner les insectes. Leur odeur permet de créer une certaine distance et prévient donc les piqûres, tout comme le port de vêtements clairs et amples.