Les différences entre les moustiques mâles et femelles

Moustique mâle ou femelle, on ne fait pas vraiment la différence ! Si on entend un de ces insectes bourdonner autour de nos oreilles, la tendance sera simplement à l’écraser sans chercher à prendre en compte son genre.

Mais s’il semble inné de penser que la différence de sexe entre moustiques n’est pas si importante que cela, elle cache tout de même de nombreux faits qui font différer les comportements des anophèles mâles et femelles.

Il peut devenir particulièrement utile d’arriver à distinguer le genre d’un moustique dans certaines situations : comme nous allons le voir dans cet article, chacun possède ses propres spécificités, et leur manière de se comporter avec les humains peut diverger.

Comment reconnaître un anophèle ?

Un anophèle, vous l’avez compris, est un insecte volant. Bien qu’il soit beaucoup plus petit qu’une guêpe ou qu’un tipule, il est possible de l’observer de près et de se rendre ainsi compte de son anatomie. On distingue 3 parties distinctes :

  • la tête, où se situent notamment ses antennes et sa trompe,
  • le thorax, d’où partent ses ailes et ses pattes,
  • l’abdomen (la plus grande partie), qui comporte les organes digestifs et reproducteurs de l’anophèle.

Chez les femelles, c’est dans cette partie que sera stocké le sang destiné à permettre la maturation des oeufs.

Deux éléments en particulier doivent être contrôlés avant d’affirmer que l’on est face à un anophèle :

  • sa posture : lorsqu’il se pose sur une surface, sa tête est penchée vers celle-ci tandis que son abdomen est plus haut, comme « en l’air »,
  • son apparence : ses ailes sont discrètement striées de noir et de blanc. 

Les moustiques mâles, des victimes à acquitter

Un anophèle mâle

La connaissance principale à avoir sur les moustiques mâles, c’est qu’ils ne piquent pas ! La plupart des individus n’y pense pas souvent, mais c’est seulement la moitié de l’espèce qui peut venir prélever un peu de votre sang.

Pour ne pas tuer inutilement des anophèles masculins, il faut savoir les reconnaître, et ainsi les laisser en vie : si ce n’est instinctivement pas le comportement que vous auriez pu adopter, sachez tout de même qu’ils sont centraux dans certaines chaînes alimentaires. Plusieurs animaux et d’autres insectes se nourrissent de moustiques, et les faire disparaître revient à déstabiliser plusieurs centaines d’espèces !

La meilleure option demeure donc d’apprendre à cohabiter au mieux avec eux.

Il est bien possible d’arriver à reconnaître les moustiques mâles, grâce à quelques caractéristiques qui leurs sont spécifiques. D’abord, il faut avouer qu’ils sont très similaires aux femelles sur un plan physique : ils possèdent eux aussi une trompe, comme celle que les femmes utilisent pour piquer. Mais cette trompe leur sert pour s’alimenter seulement de nectar et de sucre sur différentes plantes, et pas de sang d’autres êtres humains.

Autre différence à noter, ils possèdent des antennes poilues qui leurs permettent de localiser plus facilement les anophèles femelles qui volent dans les environs. En termes de taille, on peut noter le fait que les mâles soient plus petits, puisqu’ils n’ont pas à porter les œufs lors du processus de reproduction.

Et pour finir, s’il est impossible de le voir à l’œil nu, les moustiques mâles vivent bien moins longtemps que les femelles : pas plus de 7 jours pour leur cycle de vie complet, tandis que certaines espèces de femelles peuvent atteindre un mois de vie !

Les femelles moustiques, les réelles responsables

Une femelle en train de se nourrir

De leur côté, les femelles moustiques sont celles à qui on reproche bien des maux en tant qu’être humain. En effet, ce sont bien elles qui viennent prendre du sang à travers les piqûres nombreuses qu’elles infligent aux êtres vivants qu’elles trouvent.

Mais alors, on peut se demander comment les reconnaître, mais aussi dans quel type de situation les moustiques se mettent à piquer. Les anophèles femelles sont au centre du processus de reproduction puisque c’est elles qui vont devoir porter les œufs, mais aussi devoir aller chercher un lieu adapté pour déposer cette progéniture.

Elles peuvent pondre plusieurs portées sur une semaine, avec un cycle de reproduction qui peut donner lieu à une ponte tous les 3 ou 4 jours, pouvant occasionner plus de 300 œufs. Ce processus s’avérant être épuisant, le moustique femelle a besoin de garantir la survie et la croissance de ses œufs dans son abdomen, et la maturation se fait à base de protéines de sang que nous fournissons.

Ici l’explication de Jamie, le célèbre personnage de l’émission C’est Pas Sorcier

Si le bon développement des œufs d’anophèles se fait donc selon le sang qu’elles ponctionnent, chaque portée ne donne lieu qu’à deux ou trois piqûres par femelle seulement !

Du côté physique, les femelles possèdent peu de qualités que l’on puisse remarquer à l’œil nu : leur trompe est moins poilue et plus affûtée, et leur taille est un peu plus imposante.

Du côté du bruit que les moustiques émettent, on peut noter que les femelles donnent à entendre des sons plus aigus, en raison de leurs battements d’ailes plus rapides que ceux des mâles.

Confusion possible

Les tipules, plus communément appelées les cousins, sont aussi les grandes victimes de notre peur panique des piqûres de moustiques.

En effet, ceux-ci ont de très grandes pattes, volent maladroitement et se cognent souvent aux angles et sources lumineuses. S’ils ressemblent sous certains points à des anophèles et font partie de la même famille, ils sont en fait inoffensifs !

En effet, incapables de piquer, les tipules sont seulement des insectes volants qui peuvent parfois être invasifs, et si certaines personnes pensent que ce sont des moustiques mâles, leur espèce est totalement différente.