Quelles sont les conséquences du paludisme ?

Le paludisme, aussi appelé malaria, est une maladie que le moustique anophèle peut parvenir à transmettre à l’homme. En effet, dans certains cas, une piqûre de moustique peut mener au développement de la pathologie palustre, et causer des effets plus ou moins importants chez l’homme. Certains pays d’Afrique, comme le Nigeria ou encore le Kenya, sont les plus touchés par la maladie et le continent africain représente plus de 90% des cas de paludisme dans le monde.

Le paludisme : quels symptômes ?

Les cas de paludisme peuvent s’exprimer de façons très différentes selon la personne infectée, et c’est souvent l’espèce de parasite qui est mise en cause dans le type de périodicité des premiers symptômes. Dans les premiers temps suivant l’infection, on se trouve confronté à des phénomènes découlant des accès de primo-invasion, c’est-à-dire l’installation et les premières étapes du développement du parasite présent.

La première conséquence du paludisme réside dans l’apparition de fièvres cycliques, qui peuvent apparaître entre une semaine et un mois après la transmission moustique – homme. Celle-ci peuvent être accompagnées dans certains cas d’autres symptômes, comme un mal de tête plus ou moins intense, différents types de douleurs musculaires ou encore des vomissements. C’est pourquoi, après la contraction d’une fièvre à l’étranger, notamment dans des pays dits ‘tropicaux’ et dans lesquels la présence de parasites liés au paludisme est reconnue, il faut aller consulter un médecin d’urgence. Grâce à une prise de sang, celui-ci pourra affirmer ou infirmer la présence de ces parasites à l’intérieur du corps humain, et prescrire de possibles médicaments.

Un plasmodium responsable du paludisme

Différents types d’une même pathologie

Le paludisme se différencie d’autres maladies par le fait que les parasites transmis aux humains peuvent être de différents types. Identifier quel type est présent dans son corps, c’est aussi pouvoir mieux prévoir quelles peuvent être les possibles conséquences de la pathologie. Les multiples types de Plasmodium peuvent être :

Plasmodium malariae : retrouvé dans le monde entier, sa principale caractéristique est la possible rechute des personnes infectées plus de 20 ans après la primo-infection.


Plasmodium ovale : similaire à la forme précédente, cette forme endémique africaine peut se manifester jusqu’à 5 ans après l’infection sous forme de différents symptômes.


Plasmodium falciparum : forme la plus commune, mais aussi la plus dangereuse puisque c’est elle qui cause une mort possible dans les régions d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine.


Plasmodium vivax : pouvant coexister avec la forme précédente, cette forme s’est aussi développée dans des régions pourtant plus tempérées et auparavant épargnées par la pathologie.

Quels risques pour l’humain ?

Les conséquences pour l’humain peuvent donc être modérées à graves, puisque le type d’espèce du parasite mais aussi la durée avant la prise en charge peuvent mener à des résultats bien différents. Dans un premier temps, le parasite va venir se loger dans le foie des personnes infectées, et se développer rapidement et en masse : lors de l’explosion des poches remplis de globules infectés, ceux-ci vont venir petit à petit infecter les globules rouges sains. La diminution en globules rouges sains peut venir créer des phénomènes d’anémie chez les personnes infectées, mais d’autres conséquences existent aussi.

Les globules rouges infectés peuvent venir bloquer certains réseaux de veines, et le manque d’irrigation peut mener à des situations de troubles de la coagulation, d’hémorragies ou à des risques d’atteinte de certains organes. Dans les situations les plus graves, et avec une infection s’étant répandue dans le corps entier, des convulsions, des comas ou plusieurs symptômes de la méningite peuvent venir compléter les conséquences du paludisme. Il tient de rappeler que le paludisme est une maladie qui tue encore de nombreuses personnes, contre laquelle il faut se protéger : 627 000 personnes sont encore mortes en 2020 des suites de la pathologie.